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Grand Angle

CAF : un intérim révélateur d’une gouvernance sous tension

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La récente réunion du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) laisse un sentiment d’inachevé. Annoncée comme stratégique, elle s’est finalement concentrée sur un point central : le départ de Véron Mosengo-Omba et la désignation de Samson Adamu comme secrétaire général intérimaire.

Un agenda pourtant chargé qui n’a pas été véritablement exploré, illustrant une fois de plus les difficultés de l’instance à traiter ses enjeux de fond.

Une transition dans l’urgence

Veron Mosengo n’est plus apte à exercer cette fonction depuis, octobre 2025, le président de la CAF a laissé faire. Un déferlement de critique s’en est suivi jusqu’ à cette prétendue démission.

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La rapidité avec laquelle la CAF a désigné un intérimaire montre une volonté claire : éviter tout vide institutionnel à un poste stratégique. Le secrétaire général est la clé de voûte administrative de l’organisation. À ce titre, le choix de Samson Adamu, déjà en charge des compétitions, apparaît comme une décision pragmatique, privilégiant la continuité à l’incertitude.

Mais cette transition rapide soulève aussi des questions. Elle donne l’impression d’une gestion davantage réactive que planifiée, dans une institution régulièrement confrontée à des turbulences internes.

La table de séance lors de la reunion de la CAF ce dimanche 29 mars 2026

Un profil diplomatique pour apaiser les tensions

Si Samson Adamu s’impose aujourd’hui, ce n’est pas uniquement par défaut. Son rôle récent dans l’apaisement des tensions entre la CAF et certains acteurs du football nord-africain a renforcé sa crédibilité. Sa capacité à dialoguer avec des figures influentes comme Hany Abo Rida a pesé dans la balance.

Dans un contexte marqué par des crispations autour de l’arbitrage et de l’organisation des compétitions, ce profil diplomatique apparaît comme un atout majeur. La CAF semble ainsi privilégier une approche consensuelle pour stabiliser son environnement.

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Des luttes d’influence en toile de fond

Au-delà de cette nomination, les tensions internes restent palpables. Le désaccord autour de la responsable des ressources humaines, que certains dirigeants souhaitaient écarter, révèle des lignes de fracture au sein de la gouvernance. Le refus du Comité exécutif montre que le pouvoir est loin d’être concentré entre quelques mains.

Ces épisodes traduisent une institution encore en quête d’équilibre, où les jeux d’influence continuent de peser sur les décisions stratégiques.

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Une crédibilité toujours fragile

Cette réunion, jugée décevante par plusieurs observateurs, relance le débat sur la crédibilité de la CAF. À l’heure où le football africain cherche à renforcer son image à l’international, ces signaux d’instabilité institutionnelle peuvent freiner cette ambition.

L’absence de décisions fortes sur les grands dossiers contraste avec les attentes d’une gouvernance moderne, transparente et proactive.

Un intérim aux allures de test

Pour Samson Adamu, cet intérim représente bien plus qu’une simple transition. C’est une opportunité de démontrer sa capacité à gérer une institution complexe, sous pression permanente.

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Sa mission sera double : assurer la continuité administrative tout en apportant des réponses concrètes aux défis structurels de la CAF. S’il parvient à stabiliser le fonctionnement interne et à restaurer la confiance, cet intérim pourrait rapidement se transformer en nomination durable.

Dans le cas contraire, il ne serait qu’un épisode supplémentaire dans une gouvernance encore marquée par l’instabilité.

 

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