Grand Angle
N’da Stéphane (SG Little Afcon): « Le Little Afcon a été créé pour rassembler la jeunesse africaine… »
La Côte d’Ivoire, terre d’accueil et de passion, ne cesse de confirmer son statut de laboratoire du sport africain. Après l’ascension fulgurante du Maracana et le football Petit Poteau, une nouvelle discipline nait dans l’ecosystème du sport ivoirien.
Il s’agit du Sweets Ball. Porté par le tournoi de l’intégration « Little Afcon », ce sport hybride veut être le trait d’union pour la jeunesse du continent.
Pour comprendre les rouages de cette discipline qui monte, nous avons rencontré N’da Kurambois Stéphane, Secrétaire général de l’organisation. Dans cet entretien, il nous plonge au cœur d’un univers où la performance sportive rencontre l’unité des peuples.
Monsieur le Secrétaire général, pouvez-vous nous présenter Little Afcon ?
Je tiens à vous remercier pour l’intérêt que vous accordez à cet événement. Nous sommes à la deuxième édition, après le succès de la première qui a vu la victoire de Little Côte d’Ivoire. En effet, le Little Afcon est un tournoi sportif qui allie plusieurs disciplines.
C’EST QUOI LE SWEET-BALL ?
Le SWEET-BALL est un sport hybride innovant qui combine certains principes et règles issus de plusieurs disciplines sportives populaires, notamment : – le football – le basketball – le Maracana – et le tennis.
Cette fusion sportive vise à créer un jeu plus dynamique, inclusif et spectaculaire, capable de valoriser la polyvalence des joueurs et de proposer un spectacle sportif original. À travers cette initiative, le collectif AI-MAX souhaite promouvoir une nouvelle manière de pratiquer le sport, fondée sur :
– l’intégration sociale ;
– la visibilité des jeunes talents souvent anonymes ;
– la créativité sportive ;
– la convivialité et l’esprit de partage.
POURQUOI LE NOM SWEET-BALL ?
Le terme SWEET-BALL évoque un jeu fluide, agréable et spectaculaire. Il s’inscrit dans la tradition des sports internationaux dont le nom se termine par « ball », comme le football, le handball ou le basketball, tout en affirmant une identité nouvelle et originale.
Quelles sont les règles du jeu ?
Le SWEET-BALL emprunte des règles innovantes inspirées de plusieurs disciplines sportives créant un format dynamique et spectaculaire. Nous avons dix règles de jeu. Il y a des lois sur les cartons, les fautes, les coups francs et autres. Nous avons combiné les lois de plusieurs sports pour faire celles du Little. A savoir, un but marqué dans la surface qui donne un point, un penalty, un point. Un but marqué hors de la surface donne 3 points. Un joueur remplacé peut revenir jouer (remplacement basket-ball). Les touches se font avec le pied dans le sens de son camp. Le ballon mis en touche volontairement équivaut à un carton jaune. Un joueur ne peut garder le ballon que pendant quelques secondes maximums.
Vous avez lancé un tournoi pour promouvoir cette discipline, quel est l’objectif de cette première compétition ?
Depuis la saison dernière, nous avons fait un test et les retours étaient satisfaisants. Raison pour laquelle, nous avons décidé de continuer. Vu le nombre d’équipes demandeuses, nous avons retenu douze clubs, des équipes ivoiriennes qui jouent avec les noms des sélections africaines. Le Little Afcon ambitionne de devenir un événement annuel majeur pour la jeunesse africaine.
Comment se déroule-t-elle ?
Vu le succès de la première édition, nous avons initié les clubs aux lois avec des matches tests en théorie et pratique. La première journée avec le groupe A va se dérouler pendant le week-end pascal au stade de Biafra avec de nombreux invités. Elle se déroule très bien avec l’appui de la presse. Nous sommes beaucoup sollicités.
Quels sont les retours des participants de la discipline qui vous parviennent ?
Nous avons de très bons retours des joueurs et des coaches concernant la progression des jeunes, vu qu’ils découvrent beaucoup de choses.
Pour passer d’une initiative locale à une conquête nationale, quels sont vos leviers prioritaires ?
Il y a deux choses qui vont militer en faveur de cet exercice. Nous estimons que c’est une discipline qui est transversale, parce qu’elle est à cheval sur plusieurs disciplines sportives et elle est utile, dans la mesure où elle donne de la visibilité aux jeunes talents africains. Mais, on compte d’abord sur l’appropriation de ces règles par les jeunes talents. On remercie les professionnels des médias pour leur accompagnement. Parce que ce sont leurs messages, leurs expériences, leurs comptes rendus, leurs papiers qui feront connaître la discipline et qui vont nous permettre d’éviter certaines erreurs, d’avoir un avancement cohérent. Nous faisons un clin d’œil aux arbitres, à la fédération pour leur accompagnement depuis la phase initiale de 2025. Nos priorités, c’est d’affiner et d’assainir nos relations avec les instances qui existent déjà, notamment les journalistes, les sportifs, les jeunes talents, la commission d’arbitrage. Nous pratiquons le sweet ball, parce que c’est agréable, c’est beau à voir. De plus, avec le changement climatique aujourd’hui, nous avons des températures qui montent et donc, nos pays sont chauds. Nous pensons qu’au lieu de faire 2x45mn, nous faisons trois tranches de 30 mn.
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