Coup de Sifflet
Coup de Sifflet – Sous Idriss Diallo, le football des jeunes reprend forme
Il y a deux ans encore, parler de football des jeunes en Côte d’Ivoire relevait souvent de la nostalgie ou de l’utopie. Aujourd’hui, c’est avec fierté et lucidité que nous saluons les pas franchis, sans feindre d’ignorer les kilomètres qu’il reste à parcourir. Depuis l’élection d’Idriss Diallo à la tête de la Fédération Ivoirienne de Football en 2022, une dynamique nouvelle est en marche, portée par une vision claire : bâtir l’avenir en investissant dans la jeunesse.
Des résultats concrets, porteurs d’espoir. Depuis 2023, les sélections nationales de jeunes, garçons comme filles, enchaînent les performances : Vainqueur du Tournoi de l’Amitié U20 à Rabat en 2023, Vainqueur du tournoi UFOA B U15 à Niamey en 2024, Finaliste du tournoi qualificatif CAN U17 à Accra la même année, Demi-finaliste du tournoi qualificatif U20 à Lomé.
Et en 2025, un tournant historique : Demi-finale de la CAN U17 à Casablanca, Qualification des U17 garçons pour la Coupe du Monde 2025 au Qatar, Qualification des U17 filles pour le Mondial 2025 au Maroc, Victoire en Coupe UFOA U20 à Accra. Des faits, pas des promesses. Des résultats, pas des discours creux.
𝗪𝗔𝗙𝗨 𝗕 𝗨-𝟮𝟬 𝗕𝗢𝗬𝗦
Les onze-type de cette troisième édition.
The best eleven of this third edition.⤵️
🇳🇬 ✖️2️⃣
🇨🇮 ✖️6️⃣
🇬🇭 ✖️2️⃣
🇳🇪 ✖️1️⃣Coach : Younes Zerdouk 🇨🇮#ZONEOUESTB | #WAFUBU20 pic.twitter.com/2YuPqqIaE6
— ZONE OUEST B (@UfoawafuB) July 25, 2025
Une structuration progressive et des opportunités concrètes
Au-delà des trophées, c’est tout un écosystème qui commence à se structurer. Les rassemblements sont plus réguliers, les jeunes sont exposés à la compétition internationale. Deux participations au Tournoi Maurice Revello, des U16 en tournée au Japon, la participation aux Jeux Scolaires Africains, les rassemblements U23 avec des talents issus de toutes les divisions…
Le vivier se densifie, se diversifie. On voit des enfants venus de la D3, de la Ligue 2, parfois de la Ligue 1, porter fièrement le maillot national et hisser nos couleurs au sommet. C’est la preuve d’un travail de fond. D’une volonté d’inclure, de repérer, de développer.
Oui, il y a encore du chemin. Mais regardons là où nous étions. Personne ne prétend que tout est parfait. Il manque encore des championnats de jeunes solides, structurés et réguliers. Il faut améliorer la formation locale, les infrastructures, l’encadrement. Mais cela ne doit pas nous rendre aveugles au chemin parcouru. Trop souvent, les débats se figent dans des postures de rejet total ou d’angélisme. Il est temps d’adopter un regard équilibré, de reconnaître ce qui fonctionne pour mieux corriger ce qui coince.
Le football des jeunes ivoiriens renaît. Lentement, mais sûrement. Avec des efforts constants, des résultats concrets, et surtout, une génération de jeunes talents qui croient de nouveau en leurs rêves — parce qu’on leur donne enfin les moyens de les réaliser.
