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Football

CAN 2025 : Maroc – Cameroun, une finale avant l’heure à Rabat

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C’est un choc qui fleure bon les grandes nuits africaines. Ce vendredi 9 janvier 2026, le Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat vibrera au rythme d’un duel de géants entre les Lions de l’Atlas du Maroc et les Lions Indomptables du Cameroun. Pays hôte en quête d’un sacre historique à domicile contre quintuple champion d’Afrique au pedigree intimidant, l’affiche a tout d’une finale avant la lettre.

Le Maroc, solide mais sous pression

Qualifié difficilement face à la Tanzanie (1-0) en huitième de finale, le Maroc a avancé sans éclat mais avec efficacité. Le but libérateur de Brahim Diaz en seconde période n’a toutefois pas totalement dissipé les interrogations autour du jeu proposé par les hommes de Walid Regragui. Déjà amputés de leur capitaine Romain Saïss, sorti sur blessure dès l’entame du tournoi, les Lions de l’Atlas devront aussi faire sans Azzedine Ounahi, véritable métronome du milieu, forfait jusqu’à la fin de la compétition.

Malgré ces absences majeures et un parcours jugé poussif par certains observateurs, le Maroc s’appuie sur une assise défensive impressionnante. Un seul but concédé depuis le début de la CAN et une solidarité collective portée par tout un peuple laissent entrevoir un potentiel toujours intact. À domicile, chaque match est une bataille émotionnelle, et les Marocains entendent bien s’en servir pour franchir l’obstacle camerounais et retrouver le dernier carré, une première depuis 2004.

Le Cameroun, un renouveau sans complexe

En face, le Cameroun avance avec l’assurance tranquille des grandes nations. Absents du prochain Mondial, les Lions Indomptables veulent rappeler à l’Afrique que leur ADN de champion ne s’efface jamais. Exit les cadres historiques comme André Onana ou Vincent Aboubakar : cette nouvelle génération impressionne par sa fraîcheur, sa puissance athlétique et son jeu direct.

À seulement 19 ans, Christian Kofane incarne l’insouciance et le talent brut, tandis que Carlos Baleba régule le tempo au milieu. Devant, Bryan Mbeumo apporte percussion et verticalité. Sans complexe, le Cameroun s’est construit une identité agressive et collective, capable de faire plier n’importe quel adversaire dans cette phase finale.

Un lourd héritage historique

L’histoire ajoute une couche de tension à ce face-à-face. Le Cameroun a souvent été la bête noire des pays organisateurs en Coupe d’Afrique des Nations. Les supporters marocains n’ont pas oublié la cruelle élimination en demi-finale de la CAN 1988, à domicile, face à ces mêmes Lions Indomptables. Un souvenir douloureux que les hommes de Regragui aimeraient effacer.

Tout pour une place en demi-finale

Au coup d’envoi, l’enjeu sera immense. Pour le Maroc, il s’agit de poursuivre un rêve national et de briser un plafond de verre vieux de plus de vingt ans. Pour le Cameroun, l’objectif est clair : confirmer que la grandeur se transmet et que le palmarès se nourrit aussi des renaissances.

Rabat s’apprête à vivre une soirée électrique. Deux nations, deux ambitions, un seul ticket pour les demi-finales. Une chose est sûre : ce Maroc–Cameroun ne laissera personne indifférent.


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