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CAN 2025 : la Côte d’Ivoire tombe devant l’Egypte

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Au terme d’un quart de finale intense et spectaculaire, la Côte d’Ivoire s’incline face à l’Égypte (3-2) ce samedi 10 janvier 2025. Champions en titre, les Éléphants quittent la CAN 2025 avec les armes à la main. En effet, ils ont dominé par séquences, mais ils ont surtout payé cher des erreurs défensives et un manque de tranchant offensif. En face, les Pharaons ont livré une leçon de réalisme.

Un départ catastrophique, l’Égypte frappe d’entrée

Dès l’entame, l’Égypte montre ses intentions. Très verticale, elle profite immédiatement des hésitations ivoiriennes. À la 4e minute, une erreur d’Odilon Kossounou permet à Omar Marmoush d’ouvrir le score. Le message est clair : chaque faille sera exploitée.

Ensuite, la Côte d’Ivoire a le ballon. Pourtant, elle ne crée pas le danger. Sa possession reste stérile. L’animation offensive manque de mouvement. Les lignes sont trop fixes. Les Pharaons, eux, reculent volontairement et attendent.

Mais à la 32e minute, la sanction tombe à nouveau. Sur corner, Rabia domine Sangaré dans les airs et double la mise. À ce moment-là, l’Égypte affiche une efficacité totale : deux tirs cadrés, deux buts.

Un espoir relancé, mais fragile

Cependant, juste avant la pause, le scénario bascule. Sur coup franc, Fatouh marque contre son camp. La Côte d’Ivoire revient à 2-1 sans réellement avoir dominé. Par conséquent, ce but relance le match, mais il ne gomme pas les failles.

À la mi-temps, les Éléphants peuvent y croire. Pourtant, les signaux restent inquiétants. La possession ivoirienne dépasse les 65 %, mais elle ne désorganise pas le bloc égyptien.

Salah punit encore, la leçon de réalisme

Au retour des vestiaires, l’Égypte frappe une troisième fois. À la 52e minute, Mohamed Salah profite d’un nouveau déséquilibre défensif. Il attaque l’espace, devance Konan et conclut avec sang-froid. Trois tirs cadrés, trois buts. L’efficacité est clinique.

La Côte d’Ivoire insiste. Elle pousse. Elle centre. Mais elle manque de vitesse et de spontanéité dans les trente derniers mètres. Le jeu devient prévisible.

Une fin de match irrespirable

À la 73e minute, Doué redonne de l’espoir. Sur corner, il réduit l’écart après un arrêt d’El-Shenawy. Le score passe à 3-2. Le stade s’embrase. La pression monte.

Dès lors, l’Égypte recule encore plus. Elle défend bas, casse le rythme et gère. Les Pharaons ferment tous les espaces. La Côte d’Ivoire tente, mais elle ne trouve pas la faille. El-Shenawy s’impose dans les airs. Le temps file. Enfin, à la 90’+6, le coup de sifflet final tombe. Le tenant du titre est éliminé.

Une domination vaine, des détails fatals

Ainsi, les chiffres résument le paradoxe ivoirien. La Côte d’Ivoire termine avec 71 % de possession, mais elle concède trois buts sur des erreurs évitables. Défensivement, chaque approximation a coûté cher. Offensivement, le manque de mobilité a limité les occasions franches. L’enseignement est clair. À ce niveau, la possession ne suffit pas. Il faut être clinique. Il faut punir.

Le mythe continue, la leçon est sévère

Cette défaite prolonge une série douloureuse. En CAN, l’Égypte bat la Côte d’Ivoire pour la 8e fois en 12 confrontations. Une seule victoire ivoirienne, en 1990. L’affront n’est toujours pas lavé.

Pour autant, tout n’est pas à jeter. Les Éléphants ont montré du caractère. Ils ont réagi, cru jusqu’au bout. Mais Ils auraient surtout pu signer un match référence. Pourtant la CAN ne pardonne pas les détails. Et cette leçon, l’Égypte l’a encore enseignée.

Il faudra désormais tirer les enseignements. Travailler la solidité défensive. Fluidifier l’animation offensive. Gagner en justesse dans les moments clés.

La Côte d’Ivoire avait les moyens d’aller plus loin. Elle repart avec des regrets. L’Égypte, elle, avance. Et rejoint le Sénégal en demi-finale.

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