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Éléphants – CAN 2025 : un cadre tactique solide, une finition fragile

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La sélection ivoirienne a lancé sa CAN 2025 par une victoire face au Mozambique (1-0), mercredi à Marrakech, lors de la première journée du groupe F. Un succès précieux, acquis grâce à un but d’Amad Diallo à la 49e minute. Globalement dominatrice, la Côte d’Ivoire a toutefois laissé transparaître des limites offensives.

Une maîtrise rapide du tempo

Dès les premières minutes, les Éléphants ont imposé leur rythme. Alignée en 4-3-3, l’équipe a confisqué le ballon. La construction s’est faite depuis l’arrière, avec une circulation fluide.

Par ailleurs, le trio du milieu a bien assuré l’équilibre. La récupération a été efficace. Ainsi, la Côte d’Ivoire a passé l’essentiel du temps dans le camp adverse.

Cependant, cette domination n’a pas été concrétisée avant la pause. Le dernier geste a souvent manqué de justesse.
De plus, le bloc mozambicain est resté compact.

Des ailes très sollicitées

Contrairement à une impression axiale, le jeu ivoirien s’est beaucoup appuyé sur les côtés. Les ailiers ont multiplié les appels et les permutations. Yan Diomandé et Amad Diallo ont souvent provoqué balle au pied. Ce choix était assumé. Après le match, Emerse Faé a expliqué son option.

Le sélectionneur a volontairement aligné trois profils d’ailiers. Le positionnement de Wilfried Zaha dans l’axe visait à fixer la défense. Ainsi, les couloirs se sont libérés. Cette animation a étiré le bloc mozambicain, sans toujours faire la différence.

Amad Diallo, le facteur décisif

Au retour des vestiaires, la Côte d’Ivoire a accéléré. À la 49e minute, Amad Diallo conclut un mouvement collectif bien construit. Ce but récompense une animation plus dynamique.

L’ailier s’est montré constant. Disponible entre les lignes, il a aussi fait les bons choix. Son efficacité a permis de débloquer la rencontre.

Dans le même temps, Franck Kessié a pesé au milieu. Il a assuré la récupération et la relance. En défense, Odilon Kossounou s’est distingué par sa propreté technique.

Un secteur offensif encore perfectible

Malgré des occasions, l’attaque ivoirienne a manqué de tranchant. Wilfried Zaha, titularisé en pointe, n’a pas suffisamment pesé. Son influence est restée limitée dans le dernier tiers.

Ensuite, Vakoun Bayo est entré en jeu. Sa présence devait sécuriser l’avantage. Cependant, l’attaquant a raté plusieurs occasions franches. Ces situations manquées ont empêché les Éléphants de se mettre à l’abri. Le score est resté serré jusqu’au bout.

Un système cohérent, mais à affiner

Dans l’ensemble, le 4-3-3 a offert une base solide. Le pressing a limité les initiatives adverses. La structure défensive est restée stable. En revanche, l’efficacité offensive doit progresser. La variété dans le dernier geste reste insuffisante. Ce point devra être corrigé face à des adversaires plus exposés.

Grâce à ce succès, la Côte d’Ivoire démarre bien son tournoi. Les trois points placent les Éléphants en bonne position dans le groupe F. L’organisation collective est rassurante.

Néanmoins, la finition demeure un axe majeur de progression. Pour assumer pleinement son statut, la Côte d’Ivoire devra se montrer plus clinique. La suite de la compétition servira de révélateur.

La suite du parcours s’annonce toutefois plus exigeante. Le prochain rendez-vous face au Cameroun constituera un véritable test de référence. Rajeunie, athlétique et bien structurée, la sélection camerounaise arrive avec une forte envie de revanche et une intensité supérieure à celle du Mozambique.

Face à ce bloc plus agressif et plus direct, les Éléphants de Faé Emerse devront hausser leur niveau d’efficacité et de précision. Car contre une équipe aussi disciplinée et affamée, le simple contrôle ne suffira plus.

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