Grand Angle
Jean-Baptiste Akassou lance son tournoi de détection
Toujours en activité en Grèce, Jean-Baptiste Akassou (40 ans) ramène en Côte d’Ivoire la 3e édition de son tournoi de détection des U10 et U13. Après deux éditions organisées en Grèce, il veut offrir aux jeunes ivoiriens une vitrine et un accès direct à l’Europe.
Milieu défensif de Asteras Stravou, Jean-Baptiste Akassou entraîne aussi la réserve du club et encadre près de 80 jeunes. Son parcours impose le respect. Passé dans 13 clubs en Grèce, il a également évolué en Thaïlande et en Hongrie. Son réseau est solide. Et l’homme prépare sa reconversion.
« Je suis toujours en activité, mais je veux avancer. Pour bien finir, il faut un diplôme de formateur. C’est la condition pour une retraite paisible », nous explique-t-il.
Un tournoi qui grandit
Du 6 au 20 décembre, le footballeur organise à Abidjan la 3e édition de son tournoi réservé aux U10 et U13. C’est la première fois que l’événement se déroule en Côte d’Ivoire. Les deux précédentes éditions avaient eu lieu en Grèce.
En effet, 16 équipes participent. 8 enfants par équipe, 7 joueurs de champ et un gardien. Deux groupes de 8. Le format est simple et rythmé. Les meilleurs jeunes seront sélectionnés pour jouer en Europe et en Asie. Ils affronteront notamment les académies d’Olympiakos et de Panathinaïkos.

Affiche officielle du tournoi.
« Beaucoup d’académies ont besoin d’aide pour exister dans cette catégorie d’âges. Je veux leur offrir une vitrine. Je veux détecter les pépites. Nous allons faire venir des recruteurs », souligne Akassou.
Une passerelle vers l’étranger
Son objectif est clair : créer une connexion directe entre la Côte d’Ivoire et les clubs étrangers.
« C’est une vision à 360 degrés. Cette catégorie n’est pas suivie. Pourtant, tout commence à cet âge. Il faut mettre la lumière sur ces gamins », insiste-t-il.
Plusieurs agents sont annoncés. Des recruteurs aussi. Des anciennes gloires du football ivoirien viendront observer. Le timing est stratégique. À l’approche de la CAN au Maroc, Akassou veut donner un signal fort.
Un message aux joueurs
Avec son expérience, l’ancien joueur du Stade d’Abidjan transmet un conseil important aux joueurs professionnels.
« Quand on joue longtemps dans un pays, il faut créer des affinités. Il faut construire des contacts sérieux. Et, si possible, demander la nationalité. Cela facilite les allers-retours après la carrière. C’est la meilleure manière de préparer l’après-carrière. »
Formé à l’INJS, Akassou a également fait les bancs à Bordeaux. Il est ensuite passé par le Valet Athletic Club de Bouaké. Puis a évolué au Stade d’Abidjan sous Zaré Mamadou. Aujourd’hui, il veut transmettre.
« Les enfants ont besoin de suivi. Les parents doivent comprendre ce qui se passe avant et après les entraînements. Ils doivent accompagner. »
Son tournoi n’est donc pas un simple événement. C’est un outil. Une passerelle. Une opportunité pour des enfants souvent sans visibilité. Et, pour Akassou, ce n’est qu’un début.
