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Badminton ivoirien : l’ambition finale de Zolobé

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Les acteurs du badminton ivoirien ont renouvelé leur confiance à Honoré Zolobé, réélu à la tête de la Fédération ivoirienne de badminton ce mercredi 1er avril à Yopougon.

Une reconduction sans surprise pour celui qui entame un mandat de quatre ans qu’il présente lui-même comme le dernier, mais surtout comme celui de tous les enjeux.

Un badminton ivoirien en quête de positionnement

En Côte d’Ivoire, le badminton reste une discipline en développement, encore en quête de visibilité face aux sports majeurs. Pourtant, il dispose d’un potentiel réel, porté par une jeunesse dynamique et un intérêt croissant dans les milieux scolaires et universitaires.

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À l’échelle africaine, la hiérarchie est dominée par des nations mieux structurées. Dans ce contexte, la Côte d’Ivoire ambitionne de se faire une place, en misant sur une organisation plus rigoureuse et une politique de formation adaptée. L’objectif est clair : sortir du statut de discipline émergente pour devenir un acteur crédible sur le continent.

Le mandat de la transformation

Réélu pour un nouveau cycle, Honoré Zolobé veut inscrire son action dans la durée. Ce dernier mandat est perçu comme celui de la transformation, avec une vision axée sur la structuration de la fédération et la modernisation de sa gouvernance.

Le plan stratégique 2026-2029 prévoit notamment :

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  • Une gestion plus transparente et conforme aux standards internationaux
  • Une vulgarisation accrue du badminton sur tout le territoire
  • Un renforcement de la formation des encadreurs
  • Une meilleure organisation des compétitions nationales

L’ambition est de créer un écosystème solide, capable de soutenir la progression des athlètes ivoiriens.

Un cap assumé vers le haut niveau africain

Sur le plan sportif, la Côte d’Ivoire veut franchir un palier. L’objectif est d’améliorer les performances des joueurs ivoiriens sur la scène africaine, avec à terme une présence régulière dans les compétitions internationales.

Cela passe par une détection plus efficace des talents, un meilleur encadrement technique et des conditions de préparation plus adaptées. Le développement du haut niveau devient ainsi un levier essentiel pour repositionner le badminton ivoirien.

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Un mandat vu comme un sacrifice pour l’avenir

Pour Honoré Zolobé, ce dernier mandat dépasse le cadre d’une simple fonction. Il s’agit d’un engagement personnel fort, presque d’un sacrifice, avec la volonté de laisser un héritage durable.

« Cette confiance m’honore, mais elle m’engage surtout à servir avec rigueur, transparence et dévouement à notre discipline », a-t-il déclaré, appelant à l’unité de tous les acteurs.

Dans cette dynamique, le président de la FIBAD entend renforcer les partenariats avec l’État, le secteur privé et les organisations internationales, afin de mobiliser les ressources nécessaires à cette ambition.

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Faire du badminton un levier de croissance du sport ivoirien

Au-delà de la discipline elle-même, ce mandat porte une vision plus large : faire du badminton un véritable levier de développement du sport ivoirien. En structurant la base, en valorisant les talents et en améliorant la compétitivité, la FIBAD espère contribuer à la diversification et à la croissance du paysage sportif national.

Ce dernier cycle apparaît ainsi comme un tournant. S’il atteint ses objectifs, il pourrait non seulement repositionner le badminton en Côte d’Ivoire et en Afrique, mais aussi incarner le fruit du « dernier sacrifice » d’Honoré Zolobé : celui d’un dirigeant déterminé à bâtir pour les générations futures.

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