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Le CNO-CIV casse les papos et rétablit la vérité

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Le Comité National Olympique Côte d’Ivoire est monté au créneau ce samedi 21 mars 2026 pour répondre aux accusations du groupe de présidents de fédérations baptisé « Groupe Solidarité ».

Lors d’un point presse tenu à son siège, sa directrice de la communication, Namama Fadiga, a livré une déclaration ferme visant à « casser les papos » et remettre les faits au centre du débat.

Un quorum confirmé, une assemblée légitime

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D’entrée, le CNO-CIV a balayé les accusations d’exclusion. Selon Namama Fadiga, toutes les fédérations olympiques membres ont été régulièrement conviées à l’assemblée générale du 6 décembre 2025. Elle souligne que 18 membres actifs sur 31 étaient présents, attestant ainsi de l’atteinte du quorum.

Des représentants du ministère des Sports, dont Ibrahim Coulibaly, auraient d’ailleurs été témoins de la régularité des travaux.

 Respect des textes et rejet des accusations

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Face aux allégations de violations des statuts, le comité affirme avoir toujours respecté ses obligations, notamment en matière de communication des rapports moraux et financiers. Il invite le Groupe Solidarité à fournir des preuves concrètes de ses accusations.

Une vue de la table de séance lors du point presse

Le rôle du CNO-CIV clarifié

Au cœur des tensions, la question de l’ingérence dans les affaires fédérales. Sur ce point, le CNO-CIV rappelle qu’il agit conformément à la Charte olympique et à la loi ivoirienne sur le sport.

Selon la directrice de la communication, l’institution n’intervient jamais de sa propre initiative, mais uniquement sur saisine du ministère des Sports.

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Elle met notamment en avant la mise en place, le 29 janvier 2026, d’un comité bipartite regroupant l’État et le CNO-CIV pour gérer les litiges au sein des fédérations.

Des crises internes aux fédérations pointées du doigt

Le comité olympique ivoirien a ensuite dressé un tableau préoccupant des dysfonctionnements dans plusieurs fédérations :

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Fédération de Judo : 

Le Président de cette fédération a convoqué une assemblée générale ordinaire le 14 janvier 2024 et ce même jour a transformé cette assemblée générale ordinaire en assemblée générale extraordinaire pour modifier les statuts notamment les conditions pour être candidat. Il lui est reproché également d’avoir introduit des clubs fictifs dans le collège électoral par la production de procès-verbaux de commissaire de justice.

 

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Les candidats potentiels à la présidence de la Fédération de judo, estimant que ce comportement et agissement sont contraires aux statuts ont saisi l’Instance Arbitrale du CNO-CIV.

Nonobstant la saisine de l’Instance arbitrale, une autre assemblée générale extraordinaire a été organisée le 16 novembre 2024 pour modifier les statuts et règlement intérieur, élire le président de la Fédération et les membres du comité directeur et élire les commissaires aux comptes.

L’Instance Arbitrale composée de magistrats, de professionnels de droit a annulé l’assemblée générale du 14 janvier 2024 et l’assemblée générale du 16 novembre 2024.

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De sorte qu’aujourd’hui, la fédération de Judo n’est dotée d’aucun statuts et règlement intérieur, n’a ni président, ni comité directeur.

Le Comité Bipartite est saisi pour résoudre ce problème institutionnel.

 

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Fédération de Rugby:  

En dehors des aspects techniques qui lui sont reprochés par les membres de la fédération, le Président a utilisé le chèque de la Fédération pour l’acquisition d’un véhicule personnel. Ce chèque étant revenu impayé pour défaut de provision, le propriétaire du véhicule a déposé plainte contre lui.

Le 9 mars 2026, les membres actifs ont déposé plainte contre le président Koré pour détournement de fonds. Les membres actifs demandent sa démission.

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Fédération de Canoë kayak, Pirogue et Aviron : 

Le mandat du président est expiré depuis un an, sans qu’aucune élection n’intervienne. Pour les élections, le président a produit un certificat de nationalité qui s’est avéré être un faux. Une plainte a été déposée contre lui pour faux et usage de faux et contre toute personne ayant eu connaissance de ces faits délictueux sans les porter à la connaissance des autorités judiciaires. Le processus de renouvellement des instances est en cours avec l’appui du Comité Bipartite.

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Fédération Ivoirienne de Tennis de Table : 

Le Président de la fédération, porte-parole du Groupe Solidarité est accusé d’avoir empêché, avec le recours à de forces parallèles, les membres actifs de participer à l’assemblée générale du 10 janvier 2026 ;

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il est accusé d’avoir tenu cette assemblée générale sans que le quorum ne soit atteint ;

il est accusé d’avoir affilié de façon frauduleuse six (6) clubs au mépris des statuts et règlement intérieur. Les membres demandent sa démission.

 

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Fédération de Badminton :

Après analyse de ses statuts et des documents de l’assemblée générale du 25 mars 2025, il est apparu que la Fédération de Badminton ne remplit pas les conditions fixées par la loi 2014 relative au sport et l’ordonnance 2024 sur l’Organisation de la Société Civile. La Fédération de Badminton ne mérite pas d’être considérée comme une fédération sportive nationale. Ces statuts sont contraires aux dispositions de la loi relative au sport.

 

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Fédération de Natation : 

Il existe au sein de cette fédération un bicéphalisme créé par la fédération internationale. Le Comité Bipartite est saisi du dossier.

 

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– Fédération de Boxe:

Il existait au sein de cette fédération un bicéphalisme qui a contraint le ministère des sports à suspendre son agrément et la parafiscalité. Le Ministère des sports a confié le règlement de ce dossier au CNO-CIV.

 

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Fédération de Taekwondo:

Les décisions prises lors de la dernière assemblée générale sont contestées par un groupe de membres actifs.

 

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Autant de situations qui, selon le CNO-CIV, démontrent que les crises trouvent leur origine au sein même des fédérations, et non dans une quelconque intervention de l’instance olympique.

 

Un message clair au Groupe Solidarité

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Le CNO-CIV rejette catégoriquement toute responsabilité dans les turbulences actuelles du mouvement sportif ivoirien.

À travers cette sortie médiatique, l’institution entend réaffirmer son rôle, défendre sa crédibilité et rappeler que la stabilité du sport national passe avant tout par le respect des règles au sein des fédérations.

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