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Tennis ivoirien : Me Sylvère Koyo mise sur les binationaux pour accélérer la relance
Dans sa volonté de redynamiser et repositionner le tennis ivoirien sur la scène internationale, le président de la Fédération Ivoirienne de Tennis, Sylvère Koyo, a engagé une stratégie claire : s’appuyer sur les talents ivoiriens de la diaspora.
Une stratégie tournée vers la diaspora
Sans pour autant négliger la formation locale, le dirigeant ivoirien multiplie les initiatives pour identifier et convaincre des joueurs d’origine ivoirienne évoluant à l’étranger.
« En France, il y a plusieurs jeunes Ivoiriens qui jouent dans les clubs et qui ne sont pas connus ici. À l’occasion de mes voyages, je vais à leur rencontre pour les détecter et les intégrer dans notre projet », a-t-il expliqué.
Parmi les profils ciblés, on retrouve notamment : Elijah Sanogo, Emira Diabaté, basée dans la région de Cannes, Amae Charié, évoluant aux États-Unis.
Ces dernières pourraient intégrer l’équipe nationale à l’occasion de la Billie Jean King Cup, prévue à Abidjan en août prochain.
Stopper la fuite des talents
Au cœur de cette politique, une préoccupation majeure : éviter la perte de jeunes talents au profit d’autres nations.
« On nous a déjà “pris” certains joueurs. Je ne veux pas qu’on nous en vole encore », a martelé Sylvère Koyo.
Une déclaration qui illustre la volonté de sécuriser l’avenir du tennis ivoirien en fédérant ses talents, où qu’ils se trouvent.
Un projet sportif ambitieux
En parallèle, la FIT prépare activement la relève locale. Le jeune Koffi Nadal, considéré comme une pépite, fera ses premiers pas sur le circuit professionnel cette année.
« Il va entrer dans les tournois ATP. S’il se comporte bien en qualifications, ce sera une belle opportunité pour lui », a précisé le président.
Avec déjà plusieurs joueurs engagés, dont Eliakim Coulibaly, la Côte d’Ivoire entend présenter un contingent compétitif lors des prochaines échéances internationales.
Abidjan, vitrine du tennis africain
Cette stratégie s’inscrit également dans une dynamique plus large : faire d’Abidjan une place forte du tennis en Afrique.
« Nous avons amélioré l’organisation pour montrer que la Côte d’Ivoire est capable d’organiser de grandes compétitions et de s’imposer sur la scène internationale », a souligné Sylvère Koyo.
Une nouvelle ère en marche
Entre détection internationale, structuration locale et ambition affichée, la Fédération ivoirienne de tennis pose les bases d’un projet solide et durable.
Objectif : bâtir une équipe nationale compétitive, enracinée dans son identité et tournée vers l’excellence. Le tennis ivoirien est en mouvement… et il compte bien rattraper son retard.