Coup de Sifflet
Urgence électorale, Avenir en péril… l’Africa Sports à la croisée des chemins
À l’approche de l’Assemblée Générale Ordinaire (AGO) prévue le dimanche 29 juin, Africa Sports d’Abidjan s’enfonce dans une impasse institutionnelle qui menace une fois encore son avenir. Englué en Ligue 2 depuis cinq saisons, le mythique club ivoirien semble incapable de s’extraire du marasme, faute de direction claire et de vision à long terme.
Le tirage au sort de la nouvelle saison n’a pas offert de répit : logés dans un groupe B dense et compétitif, les Aiglons auront besoin de bien plus qu’un sursaut sportif. Or, sur le plan administratif, le flou persiste. À ce jour, aucune date officielle n’a été arrêtée pour la tenue de l’Assemblée Générale Électorale. Aucun cadre défini. Aucun cap assumé.
Le président Narcisse Tea Kuyo, qui avait promis « le renouveau », est aujourd’hui au centre des critiques. Son bilan, jugé insuffisant voire décevant, est contesté par une partie grandissante des membres. À cela s’ajoute la pression de plusieurs candidatures en coulisse, dont celle d’Éric Babou, ancien footballeur désireux de redresser le club.

Pire encore, certains soutiens du camp Koné Cheikh Oumar sont accusés de vouloir manipuler le processus électoral pour faire perdurer une gestion qui a plongé le club dans une spirale de crises répétées. Cette inertie chronique devient toxique.
Dans ce climat, l’avenir d’Africa Sports se joue à quitte ou double. Sans élections crédibles, sans vision partagée et sans direction légitime, aucune remontée n’est envisageable. Le club risque de s’enliser une saison de plus en Ligue 2 — une humiliation de trop pour un monument du football ivoirien.
Il est temps d’agir. Et de choisir : la reconstruction ou la résignation.
